En Égypte, les jeunes coptes surmontent le sentiment d’insécurité

À l’occasion d’une rencontre œcuménique organisée par les frères de Taizé, à proximité du Caire, du 22 au 24 novembre, de jeunes chrétiens de confessions différentes ont confié à « La Croix » leur état d’esprit après les nouvelles violences qui ont eu lieu contre les coptes au début du mois de novembre.

Dans le centre de retraite copte d’Anaphora, situé à 75 km du Caire, Shaker Wageh, catholique de 34 ans, est venu participer aux rencontres œcuméniques organisées par les frères de Taizé du 22 au 24 novembre. Comme nombre de chrétiens égyptiens – orthodoxes, catholiques et protestants –, qui représentent environ 10 % des 100 millions d’habitants, Shaker Wageh est inquiet. En Égypte, les attaques contre les chrétiens ont diminué depuis un peu plus d’un an mais celle qui s’est produite le 2 novembre a beaucoup choqué le trentenaire.

Elle s’est produite au même endroit et de la même manière que celle qui avait eu lieu en mai 2017. Dans les deux cas, la branche locale de l’État Islamique a tiré sur des pèlerins voyageant en bus à proximité du monastère de Saint-Samuel dans le gouvernorat de Minya. Des violences qui ont mis en évidence les failles dans le dispositif des forces de sécurité. « J’ai d’abord eu peur pour ma famille car nous vivons dans ce gouvernorat, à 250 km du Caire. Mais de toute façon, aujourd’hui, on a toujours une appréhension quand on se rend dans un lieu de culte chrétien », insiste le jeune homme qui travaille pour une association d’aide aux populations défavorisées.

La sécurité des coptes en péril en Égypte

Transformer les mentalités

« Après cet incident, les journaux gouvernementaux ont annoncé que l’armée avait tué 19 personnes », reprend-il, « mais à mon sens, ce n’était pas la réponse appropriée. Cette annonce avait une finalité : celle de montrer que l’État avait pris sa revanche, pour calmer les esprits. » Le jeune homme est persuadé que, pour régler les violences, il ne s’agit pas de montrer ses muscles mais de tenter de décloisonner les communautés musulmanes et chrétiennes qui se méfient les unes des autres, de monter des programmes et des projets communs. Notamment dans des régions comme Minya, un gouvernorat pauvre où les violences sectaires sont récurrentes.

Convaincu qu’il n’existe pas de formule magique, Shaker Wageh estime qu’il faut avancer à petit pas pour transformer les mentalités. « En fait, dit-il, l’État devrait ouvertement soutenir les cheikhs réformateurs qui dénoncent les violences perpétrées par des extrémistes musulmans contre des chrétiens. » En attendant, Shaker Wageh s’adapte au contexte sécuritaire. Lorsque la dernière attaque s’est produite, il a renoncé à l’excursion qu’il comptait faire avec des personnes handicapées.

Mgr Kyrillos témoigne de la résistance des coptes d’Égypte

Mariam Nasr, jeune copte-orthodoxe d’Alexandrie, elle aussi présente à Anaphora, assure de son côté qu’elle ne modifie pas ses comportements. « Je n’ai pas l’intention de transformer mon quotidien pour des questions de sécurité. En fait, on s’est vraiment habitué aux attaques, explique-t-elle. Je pense que ce sentiment n’est pas normal mais il est pourtant bien ancré. » Entre décembre 2016 et décembre 2017, la communauté copte a été visée par une vague d’attentats meurtriers, perpétrés dans plusieurs églises, notamment lors de fêtes religieuses. Des violences revendiquées par la branche locale de l’État islamique qui avait également annoncé à l’époque vouloir faire des chrétiens égyptiens sa cible privilégiée.

Une justice à deux vitesses

Parmi ces voix résilientes, celle du père Benjamin Iskandar détonne. Elle est d’autant plus rare que, dans l’Église copte, les représentants religieux sont souvent appelés par leur hiérarchie à se conformer au discours officiel du régime. Le père Benjamin, qui officie à Assiout, à environ 300 km au sud du Caire, ne mâche, lui, ni ses mots ni ses critiques. Il estime que depuis 1952 – et l’arrivée de Nasser au pouvoir – l’Égypte a adopté une orientation islamique, au détriment des chrétiens. « Et quand il arrive des incidents contre notre communauté, l’État ne s’en préoccupe plus. »

Le religieux dénonce le laxisme des gouvernements successifs qui instrumentalisent politiquement la religion. Il fustige en priorité les programmes scolaires, auxquels ils reprochent « d’escamoter l’histoire chrétienne d’Égypte ». Pour lui, tous ces éléments favorisent l’ignorance. « Mais ce qui est sûrement plus dangereux, poursuit-il, c’est l’impunité dont bénéficient les auteurs de violences contre les chrétiens qui ne sont généralement pas poursuivis. » Il estime que la justice fonctionne à deux vitesses. « Des extrémistes jouissent d’impunité alors que nous les chrétiens quand nous voulons, ne serait-ce qu’ajouter des toilettes dans nos églises, on nous traite comme des criminels », dit-il en s’esclaffant d’un rire tonitruant avant d’ajouter : « J’ai l’air de plaisanter mais si on y réfléchit, ça n’a vraiment rien de drôle. »

———————-

Une loi discriminatoire

L’Initiative égyptienne pour les droits individuels (EIPR), une organisation des droits de l’homme, vient de publier un rapport sur les églises. Ses conclusions négatives dénoncent la loi sur la construction des églises adoptée en 2016, un texte qui était censé faciliter la construction des églises, les travaux dans ces lieux de culte et la légalisation de certains d’entre eux non reconnus par l’État. Le rapport estime pourtant qu’entre septembre 2017 et octobre 2018, 15 lieux de cultes chrétiens ont été confrontés à des incidents. Neuf d’entre eux ont par exemple été définitivement fermés : soit sur pression de la population, soit sur décision de représentants locaux du gouvernement. L’EIPR estime que l’État devrait adopter une loi unique et non discriminatoire pour la construction de lieux de cultes qui serait identique pour les musulmans et pour les chrétiens.

Nadia Blétry, envoyée spéciale à Anphora (Égypte)



La source directe

العاهل المغربي يوافق على تعيين 16 رئيسًا للمجالس العلمية لإعادة تنظيمها

وجدة – هناء امهني
أعطى العاهل المغربي الملك محمد السادس، موافقته على تعيين 16 رئيسا للمجالس العلمية، وذلك وفق ظهير يحمل رقم 1.18.95 الصادر في 23 نوفمبر / تشرين الثاني 2018.

وتدخل هذه التعيينات في سياق إعادة تنظيم المجالس العلمية، حيث تم تعيين 16 رئيسا للمجالس موزعين على عدد من الأقاليم والعمالات في ربوع المملكة المغربية.

وتتعلق هذه التعيينات بكل من أقاليم الخميسات وصفرو والجديدة وميدلت وسيدي ايفني والفحص انجرة وبوجدور وتازة ووزان والفقيه بنصالح وافران وفجيج وشيشاوة والرشيدية وعمالات عين السبع الحي المحمدي والمحمدية.

almaghribtoday
almaghribtoday



La source directe

États-Unis : une église veut révolutionner la messe

Dans cette église, point de musique d’orgue, de chérubins dansant dans les fleurs, ni même de gospel. La First Heavy Metal Church of Christ, située dans l’Ohio aux États-Unis, se veut une église d’un nouveau genre, comme le raconte Brut dans une vidéo. « Je savais que Dieu voulait que je crée cette église. Il voulait que je crée une église pour tous les gens qui habituellement ne viendraient pas. Pour tous ceux qui ne mettraient jamais les pieds dans une église traditionnelle ou dans un environnement ecclésiastique », explique le pasteur Brian Smith.


En conséquence, tant le bâtiment que les célébrations font la part belle aux références du heavy metal. Les cantiques empruntent donc à ce genre musical, même si Brian Smith explique que lors de la messe du dimanche on joue plutôt du rock, et les « boules Quies » sont offertes pour « les personnes âgées ». Dans sa décoration, et dans les tee-shirts qu’elle commercialise, l’église multiplie les références à l’univers musical du metal et du rock : des têtes de mort, des ailes, beaucoup de noir et des croix de Malte.


« Venez comme vous êtes »


Plus généralement, Brian Smith invite les fidèles à venir : « Comme vous êtes ». Un dress code très informel, à commencer par le pasteur, ou encore des célébrations dominicales à midi pour « attirer les gens qui ont peut-être fait la fête la veille ».
Mais il y a un domaine où l’église ne déroge pas à la tradition : « On n’ajoute et on n’enlève rien de ce qui est déjà dans la Bible », explique Brian Smith. « On prêche la sainte doctrine. »



La source directe

ارتفاع جرائم الكراهية في كندا بنسبة 47% في 2017

أظهرت أرقام نشرها مكتب الإحصاءات في كندا أن جرائم الكراهية في البلاد قفزت في عام 2017 بنسبة 47 بالمئة وأنها استهدفت بالأساس المسلمين واليهود والسود.

وقال المكتب إن الزيادة الأكبر كانت في جرائم الكراهية ضد المسلمين في عام شهد واقعة إطلاق نار داخل مسجد في إقليم كيبيك ومقترحا حكوميا بشأن ظاهرة (رهاب الإسلام) أثار في حد ذاته مشاعر مناهضة للمسلمين.



La source directe

Drogue, sexe, jeu, Internet : un colloque au Vatican sur toutes les dépendances

Le Dicastère pour le développement humain intégral organise, du jeudi 29 novembre au samedi 1er décembre au Vatican, un important colloque international sur les drogues et les dépendances.

« Drogues, jeux d’argent, esclavage psychologique vis-à-vis d’Internet, de la pornographie ou du sexe : les addictions sont un réseau dans lequel l’homme tombe très facilement dans un moment de faiblesse ou de dépression », reconnaît Mgr Segundo Tejado Muñoz, sous-secrétaire du Dicastère pour le développement humain intégral.

D’où le colloque organisé, du 29 novembre au 1er décembre au Vatican, sur les drogues et les dépendances.

Le pape appelle à la réhabilitation des victimes de « l’esclavage de la drogue »

« Il s’agira d’insister sur les dépendances plus que sur les substances », explique le professeur Nicola Pisanu, président de l’Institut supérieur universitaire des sciences psychopédagogiques et sociales Progetto Uomo et un des coordinateurs de ce colloque.

« Les drogues sont devenues un produit de consommation »

« Aujourd’hui, nous nous trouvons face à un scénario totalement différent du passé récent », explique en effet le DDHI qui constate que « les drogues sont devenues un produit de consommation présenté comme convenant à un usage quotidien, aux loisirs et même au bien-être ».

Le Vatican donne comme exemple la consommation exponentielle de cocaïne en Europe ou l’usage du cannabis dont il regrette de voir que « le débat international a tendance à sous-estimer le jugement éthique sur cette substance (par définition négative comme toute autre drogue) se concentrant plutôt sur ses utilisations thérapeutiques possibles ».

Cannabis à usage médical : la France engage officiellement la réflexion

Mais ce colloque s’intéressera aux nouvelles dépendances que sont Internet, la pornographie et les jeux d’argent.

« Les solutions d’urgence prévalent plutôt qu’une culture de prévention »

Le Vatican constate d’ailleurs que « la légalisation du jeu, même motivée par le désir de le soustraire à la gestion criminelle, augmente de façon exponentielle le nombre de joueurs compulsifs », jugeant que « sa taxation par l’État doit être considérée comme incompatible d’un point de vue éthique et contradictoire en termes de prévention ».

En Italie, Caritas s’inquiète d’une réforme des machines à sous

Plus largement, alors que 250 millions de personnes ont consommé une drogue en 2015 (5 % de la population mondiale), le Saint-Siège regrette que « les solutions d’urgence prévalent plutôt qu’une culture de prévention capable de définir des objectifs, des moyens et des ressources pour garantir la cohérence et la stabilité dans le traitement de ces problèmes ».

Selon le professeur Pisanu il s’agira donc « d’insister sur les personnes et leur éducation intégrale pour dépasser les dépendances ».

Nicolas Senèze, à Rome



La source directe

Biadillah: Morocco Can’t Sign Fisheries Deal Excluding Sahara Provinces

Rabat – Mohamed Cheikh Biadillah, co-president of the EU-Morocco Friendship Group, has reiterated Morocco’s position that it cannot sign an agreement with the EU if it excludes the Sahara provinces.

Biadillah, who also previously served as the minister of health, discussed the EU-Morocco partnership in an interview with Euro News.

When asked about the EU Court of Justice’s ruling that the EU-Morocco agreement does not apply to the waters off Western Sahara, Biadillah said: “For us, they are Moroccan waters.”

He then repeated Morocco’s position on the fisheries deal, saying Morocco “cannot sign an agreement that excludes the Sahrawi provinces. It is impossible.”

Biadillah also discussed Morocco’s expectations for the UN talks on Western Sahara, which will be held December 5-6.

The president of the group said that Morocco is putting “a lot of hope in this December meeting, mainly because Algeria will participate as an actor.”

He added that Morocco is going to the meeting with “transparency, respect and responsibility.” He said Algeria needs to come to meeting with “the same political will, in order to find a solution that preserves the interests of the whole world, and for us the Moroccan territorial integrity with its Sahara, obviously.”

The parties and neighboring countries to the conflict were invited to the talk by UNSG Personal Envoy for Western Sahara Horst Kohler. The UN Security Council supported Kohler’s decision to convene Morocco, Algeria, Mauritania, and Polisario around a table for discussion that might lead to future negotiations on the conflict.

Through Resolution 2440, the Security Council also called on all four parties to “work constructively” with Kohler to ensure the success of the UN-led political process.

Read Also: EU Council: Renewing of EU-Morocco Fisheries Deal Essential for Western Sahara

When the interviewer asked about Morocco’s position on a referendum in Western Sahara, Biadillah said, “They always ask me about the referendum, but the [Sahrawi] electorate has not been able to be defined by the United Nations.”

He also recalled the position of former Dutch UNSG Personal Envoy for Western Sahara Peter Van Walsum, who told the Security Council in 2008 that “independence” for Western Sahara was “unrealistic.”

Biadillah said that the Sahrawi population in the Tindouf camps in Algeria “has never been registered by the United Nations High Commissioner for Refugees and they do not have a refugee card.” He added that the Sahrawis in the Tindouf camps “have never been asked if they wanted to return.”

Biadillah said that Sahrawi people in the Tindouf represent only 20 percent of the population, while those who are in Morocco’s southern provinces represent 80 percent.

He also denied repression of Sahrawis in southern provinces, saying allegations are false and people who “visited the region know it very well.”





La source directe

الأمم المتحدة تجدد دعمها للحوار بين المغرب والجزائر

الرباط ـ المغرب اليوم
جددت الأمم المتحدة الخميس دعمها « لحوار معزز » بين المغرب والجزائر، لما فيه مصلحة المنطقة برمتها.

وقال المتحدث باسم الأمين العام للأمم المتحدة، ستيفان دوجاريك، في لقائه الصحفي اليومي في نيويورك: « لقد كنا دائما نؤيد بشدة تعزيز الحوار بين الجزائر والمغرب، الذين تكتسي علاقاتهما أهمية بالغة للمنطقة.

ويتعلق الأمر بثاني تصريح يدلى به المتحدث باسم الأمين العام للأمم المتحدة بشأن أهمية إطلاق حوار دائم بين المغرب والجزائر، عقب الخطاب الذي ألقاه الملك محمد السادس بمناسبة الذكرى الثالثة والأربعين للمسيرة الخضراء ، والذي أعلن فيه استعداد المغرب للدخول في حوار « مباشر » و »صريح » مع الجزائر.

وكان ستيفان دوجاريك قد أكد في 7 نوفمبر/ تشرين الثاني الجاري أن الأمين العام للأمم المتحدة أنطونيو غوتيريش كان مؤيدًا على الدوام لحوار معزز بين المغرب والجزائر.

وأكد الملك في خطابه بمناسبة ذكرى المشيرة الخضراء أن المغرب مستعد للحوار المباشر والصريح مع الجزائر الشقيقة، من أجل تجاوز الخلافات الظرفية والموضوعية، التي تعيق تطور العلاقات بين البلدين.

 

almaghribtoday
almaghribtoday



La source directe

«يكرهون الإسلام واللغة العربية».. 4 مغالطات شائعة عن الأمازيغ في الجزائر والمغرب

يعدّ الأمازيغ من بين الشعوب التي تُثير فضول جيرانهم العرب للتعرّف على عاداتهم وثقافاتهم المختلفة، ويتمركز الأمازيغ بشكل رئيسي في دول شمال أفريقيا، في كل من غرب مصر إلى ليبيا وتونس والجزائر والمغرب وموريتانيا بالإضافة إلى كل من مالي والنيجر، ويتحدّثون اللغة الأمازيغيّة بلهجاتها المختلفة، كالقبائلية والتارقية والشلحية والميزابية وغيرها. في التقرير التالي سنتحدّث عن أبرز أربع مُغالطات شائعة عن الأمازيغ، والتي ربما تؤدي في كثير من الأحوال إلى تكوين صورة ذهنية عنصرية سائدة ضدهم

1-«يُعادون اللغة العربيّة»

قد يعتقد البعض أنّ حديث الأمازيغ باللغة الأمازيغيّة جعلهم يعيشون عُزلة لُغويّة عن محيطهم وعداءً اتجاه اللغة العربيّة، لكن الواقع المُعاش والتاريخ الطويل يدحض هذه الفكرة تمامًا، فمع وصول الاسلام إلى شمال أفريقيا واعتناق سكّانها له، انتشرت معه اللغة العربيّة التي تعلّمها الأمازيغ وأتقنوها وألّفوا بها كتبهم وإسهاماتهم العلميّة.

Embed from Getty Images

ليس هذا فحسب، بل إنّ العديد من عُلماء النّحو من مُؤلّفي المراجع اللغوية التاريخيّة كانوا من الأمازيغ، من بينهم ابن المعطي الزواوي، العالم النحويّ وأوّل من ألّف في عِلم النحو عن طريق نظم الأبيات الشعريّة من خلال قصيدته «ألفيّة ابن المُعطي» الشهيرة التي لا بُدّ أن يطّلع عليها كل دارس للنّحو العربيّ، وهي القصيدة الشعريّة التي جمع فيها ابن المُعطي قواعد اللّغة، والتي سبقت «ألفية ابن مالك» لابن مالك الطائي الجيانيّ؛ وقد أثنى ابنُ مالك على عمل ابن المعطي الزواوي في أولى أبيات ألفيّته بقوله:

وتقتضي رضى بغير سُخطٍ ***فائقةً ألفيّة ابن مُعطٍ

وهو بسبق حائزٌ تفضيلاً***مستوجبٌ ثنائي الجميلا
والله يقضي بهبات وافره**** لي وله بدرجات الآخرة

بالإضافة إلى ابن المعطي الزواوي الذي ينحدر من منطقة زواوة ببجاية الجزائريّة وألفيّته، يعرف دارسو النّحو متنًا آخر هو «الآجروميّة» لصاحبها ابن آجرّوم، العالم النحوي المغربي من قبيلة صنهاجة الأمازيغية. لكن في المُقابل عرف ملفّ اللغة الأمازيغيّة توتّرًا بين المُدافعين عنه وبين السُلطة السياسيّة في كلّ من المغرب والجزائر بعد الاستقلال، إذ لم ينُصّ دستور البلديْن في البداية على أيّ وجود لها، كما تعرّض العديد من النشطاء المُدافعين عنها للسجن والقمع في سبعينات وثمانينات القرن الماضي.

مؤخرًا تغيّر تعامل الأنظمة السياسية اتجاه هذه القضيّة، إذ بادرت الجزائر سنة 2001 بدسترة اللغة الأمازيغيّة باعتبارها «لُغة وطنيّة» عقِب مُظاهرات «العروش» في ذات السنة التي خلّفت عدّة قتلى. وفي سنة 2011 ومن خلال الإصلاحات السياسيّة التي أجراها الملك المغربي محمد السادس لتفادي أحداث الربيع العربي، نصّ دستور 2011 على أنّ اللغة الأمازيغية رسميّة، وذلك في الفصل الخامس الذي نصّه: «تعد الأمازيغية أيضًا لغة رسمية للدولة، باعتبارها رصيدًا مشتركًا لجميع المغاربة بدون استثناء».

التعديل الدستوري الذي أجرته السلطة الجزائرية سنة 2016 اتّخذ نفس مسار المغرب، إذ نّص الدستور الجديد في مادته الرابعة: «تمازيغت هي أيضًا لغة وطنيّة ورسميّة».

وشرعت المدارس الجزائريّة في تدريس اللغة الأمازيغيّة بشكل تدريجيّ؛ إذ تهدف وزارة التربية والتعليم إلى الوصول إلى تدريسها في ولايات الوطن الثمانية والأربعين في سنة 2019، في انتظار بدأ أعمال أكاديميّة باللغة الأمازيغيّة من أجل الفصل في الحروف التي ستكتب بها رسميًّا؛ إذ أنّ هنالك انقسامًا ثقافيًّا واستقطاب أيديولوجيًّا بالنسبة لهذه النُقطة بين المُطالبين بكتابتها بالأحرف العربيّة كون أنّ أكثر من نِصف كلماتها لها أصول عربيّة، وبين المطالبين بكتابتها بلُغة التيفيناغ القديمة التي تعود آثارها إلى آلاف السنين، بالإضافة إلى تيّار آخر يطالب بكتابتها بالحروف اللاتينيّة.

ويتمركز الناشطون في ملفّ الأمازيغيّة بصفة خاصة في منطقة تيزي وزو وبجاية، ويمكن تلخيص مطالب الناشطين الأمازيغ في موضوع الّلغة بإعادة الاعتبار للأمازيغية وتدريسها في المدارس الوطنية وفتح تخصّصات في الأدب الأمازيغي في الجامعات، واستخدامها في التعاملات الحكوميّة كالإدارات والمحاكم وغيرها، وإعطائها مساحة وحضورًا أكبر في المجال الثقافي والهويّاتي، كما يرون بأنّ سياسة التعريب التي انتهجتها السلطة السياسية بعد الاستقلال وتغييب الأمازيغيّة  قمعًا لهويّتهم ومحوًا لتاريخهم الطويل.
بينما لا يقتصر الجناح المتطرّف من الحركة الأمازيغيّة ممثّلاً في حركة «الماك» المُطالبة بالحُكم الذاتي لـ«منطقة القبائل» والقريبين فكريًّا منها على هذه المطالب فحسب، إذ يعتبرون العربيّة لُغة دخيلة ومفروضة بالقوّة على السُكّان الأصليين (الأمازيغ) من طرف العرب الوافدين من شِبه الجزيرة العربيّة، وتشهد بعض المناطق تشويهًا لللافتات المروريّة المكتوبة بالعربيّة ومسيرات تُحمل فيها أعلام الحركة الانفصاليّة، كما نُظّم في بعض مدارس المنطقة قبل أسابيع قليلة إضراب شارك فيه طُلّاب المدارس من خلال مقاطعتهم للدراسة ولدروس اللغة العربية «إلى غاية تعميم تدريس الأمازيغيّة» حسبما نقلت وسائل إعلام جزائريّة، لكن لا يمكن تعميم هذه المطالب على كافة الأمازيغ أو القطاع الأكبر منهم في البلاد.

2-«يُعادون الإسلام»

ينتشر اعتقاد عند بعض العرب المشارقة بأنّ الأمازيغ في شمال أفريقيا يدينون بالمسيحيّة، وقد يرجع ذلك بسبب الأخبار التي تنقلها وسائل الإعلام عن جهود التبشير والتنصير في المناطق ذات الأغلبية المسيحيّة كـ«منطقة القبائل» في الجزائر. كأيّة مدينة جزائريّة أخرى، عندما تدخل «منطقة القبائل» ذات الأغلبيّة الأمازيغيّة فتوقّع وجود المساجد والزوايا قرب كلّ حيّ أو تجمّع سكنيّ؛ إذ يوجد بالمنطقة أكثر من 800 مسجد، و20 زاوية، ومئات المدارس القرآنيّة. بالإضافة إلى ذلك فإن للمنطقة تاريخًا عريقًا مع الطُرُق الصوفيّة وزواياها التي تنتشر في جبالها وقُراها، أين يتعلّم الطلّاب القرآن الكريم وأحكامه، وتسيّر الكثير منها بتبرّعات السكّان دون أيّ إعانات حكوميّة، كما أنّ المنطقة كانت منذ الفتح الاسلاميّ قبل 14 قرنًا منارة علميّة في مختلف الفنون الدينيّة، خصوصًا في مدينة بجاية.

Embed from Getty Images

الطوارق من بين الشعوب الأمازيغية التي تسكن الصحراء

كما أخرجت المنطقة فقهاء مشهورين أمثال أبي الفضل المشداليّ الذي تخصّص في الفقه المالكيّ، وشيوخًا متصوّفين مثل: أبي مدين شعيب الذي عاش في بجاية، إحدى مراكز العلم في «المغرب» آنذاك، والذي شارك رفقة متطوّعين من نفس المنطقة في معركة حطّين الشهيرة تحت قيادة صلاح الدين الأيوبي في حربه ضد الجيوش الصليبيّة من أجل تحرير مدينة القدس، وبفضل شجاعة الشيخ واستبسال أتباعه في الحرب؛ أوقف ابن صلاح الدين الأيّوبي منطقة كاملة في مدينة القدس تُعرف اليوم بـ«حارة المغاربة».

وتشهد منطقة القبائل بالخصوص احتفالات وأجواء خاصّة في المناسبات الدينيّة المتنوّعة تختلط فيها العادات الأمازيغيّة التقليديّة بالعادات الاسلاميّة، خصوصًا في مناسبات المولد النبويّ الشريف وعاشوراء ورمضان، حيث تنتشر في كثير من المناطق الأمازيغيّة عادة «الوزيعة» («ثمشرط» بالأمازيغية)، إذ يجتمع أهل القرية الواحدة ويذبحون عدّة أبقار أو خرفان، ويجري توزيع لحومها على الفقراء والأغنياء على حدّ سواء في جوّ من البهجة والتعاون وإشاعة روح المودّة بين السكّان، ورغم أنّ عادة «الوزيعة» ترجع إلى ما قبل دخول الاسلام إلى المنطقة؛ إلا أنّ اندماج الثقافات وتلاحُمها حوّلها إلى مناسبة تجري في المواعيد الدينيّة.

وتشير عدّة أبحاث تاريخيّة إلى أنّ فترة الاستعمار الفرنسيّ قد شهدت تركيزًا خاصًا في جهود التبشير في منطقة القبائل؛ وذلك من أجل عزلها عن محيطها العربيّ والاسلاميّ وتأجيج الفرقة بين القبائل الأمازيغية وغيرهم من جيرانهم العرب، بغية تسهيل مهمّة الاستعمار من أجل التحكّم في مكوّنات المجتمع الجزائريّ وبسط سيطرته عليه.

هل يُعادي الأمازيغ في الجزائر الإسلام حقًّا؟

 

3-«الأمازيغ أقليّة عرقيّة»

لا يمكن اعتبار الأمازيغ في شمال أفريقيا أقليّةً عرقيّة، خصوصًا إذا أخذنا في الاعتبار التعريف الأكاديمي لـ«المجموعات الأقليّة» التي يصفها د. ريتشارد شافر في كتابه «العنصر، العرقية والمجتمع» بأنّها: «مجموعة يملك أعضاؤها تحكّمًا وسُلطة أقلّ على حياتهم مُقارنة بأعضاء مجموعة الأكثريّة». ومِن المُلاحظ أنّ هذا التعريف لا ينطبق على الأمازيغ في شمال إفريقيا، إذ جرى انصهار بينهم وبين العنصر العربي بشكل كبير من خلال المُصاهرة والعيش المشترك وتقارب الثقافات لدرجة عدم التفرقة بين الطرفين لا في المظهر ولا في اللسان، خصوصًا وأنّ أغلبية ذوي الأصول الأمازيغيّة يتحدّثون العربيّة بطلاقة إلى جانب اللغة الأمازيغية، وبالتالي فقد تحوّلت الأمازيغيّة إلى «ثقافة» أكثر منها عِرقيّة.

Embed from Getty Images

على المستوى الشعبيّ، لا يُلاحظ وجود صدامات عرقيّة وعنصريّة بين العرب والأمازيغ بحسب الانتماء العرقي في كل من الجزائر والمغرب إلاّ فيما ندر، ولا توجد خانة للعِرق في بطاقة التعريف مثلاً، كما أنّ العلاقات بين العناصر العرقيّة المختلفة نادرًا ما تشهد توتّرًا أو أعمال عُنف على أساس عنصريّ لعلّ أبرزها التوتّرات التي تشهدها منطقة غرداية في الصحراء الجزائريّة بين العرب الشعانبة وبين الميزابيين الأمازيغ.

بالإضافة إلى ذلك فإن تواجد أشخاص يُنسبون إلى الأمازيغ في الإدارة والمناصب العليا في السُلطة أمر شائع، ويُلاحظ وجود العديد من الوزراء ورؤساء الحكومات في الجزائر، لعل أبرز مثال يتبادر للذهن هو الوزير الأوّل الجزائري الحالي أحمد أويحي.

أحمد أويحيى.. أكثر 6تصريحات مثيرة للجدل في تاريخ الوزير الأوّل الجزائري

 

رُغم ذلك فإن المناطق التي يغلب عليها انتشر السكان الأمازيغ عانت من صدامات قويّة مع السُلطة في السنوات السابقة؛ كانت أبرزها في منطقة تيزي ووزو التي شهدت موجة احتجاجات منذ سنة 1980 عُرفت بـ«الربيع الأمازيغي» عقِب منع السُلطات المحليّة للأستاذ الجامعي والناشط السياسي مولود معمّري من إجراء مُحاضرة حول الشِعر الأمازيغي، وهو ما أثار موجة سخط في عدّة مناطق جزائريّة ضد ما اعتبروه قمعًا للأمازيغ وفرضًا لسياسة تعريب قسريّ، بالإضافة إلى ذلك فقد كان يُمنع حينها تسمية المواليد الجُدد بأسماء أمازيغيّة، وهو الإجراء الذي تقول السلطات الجزائريّة أنه انتهى تمامًا.

أما في المغرب فقد شهدت منطقة الحُسيمة ذات الأغلبيّة الأمازيغيّة احتجاجاتٍ واسعة فيما عُرف باسم «حِراك الريف» ضدّ ما يُعتبرونه إقصاءً ممنهجًا من قِبل السلطات المغربيّة، واندلعت الاحتجاجات في أكتوبر (تشرين الأول) سنة 2016 عقب حادثة سحق بائع السمك محسن فكري في شاحنة القُمامة، وهو ما أدّى إلى موجة غضب عارمة من طرف السكّان المحليين وسرعان ما تطوّرت إلى احتجاجات ضد الأوضاع المُزرية التي يعيشها الريف المغربي.
وقد عادت القضيّة إلى الواجهة بعد الأحكام القضائيّة التي وُصفت بالقاسية ضد قادة الحِراك، أبرزهم ناصر الزفزافي الذي حُكم عليه رفقة زُملائه بالسجن 20 سنة.

هل يتدخل الملك للحل؟.. أحكام قاسية في المغرب بحق معتقلي «حراك الريف» 

4-«الأمازيغ انفصاليّون»

عادة ما تُستخدم اتهامات «المطالبة بالانفصال» ضد الأمازيغ من طرف الدوائر القريبة من السُلطة السياسية في بلدان المغرب من أجل تشويه النشطاء السياسيين في تلك المناطق وعزلهم عن الطبقات الشعبيّة وقمع حراكهم ومطالبهم في مهدها، وهو ما حدث مع «حِراك الريف» وأحد أبرز قادته ناصر الزفزافي، فبعد اتهام المحكمة له بالنزعة الانفصاليّة أجاب: «إن اتهام الحراك بالانفصال مجرد ذريعة لثنينا عن كشف اللوبيات المافيوزية.. لقد أظهرنا بفضل شجاعة الحراك، أن نزاعات سياسية كانت وراء التعثر في إنجاز مشاريع إنمائية».

Embed from Getty Images

احتجاجات تضامنية مع قادة الحِراك في المغرب

من غير الدقيق الحديثُ عن نزعات انفصاليّة للسكان الأمازيغ بمجملهم في دول شمال أفريقيا، خصوصًا إذا عرفنا أنهم ينتشرون في كلّ المناطق من السواحل الشماليّة إلى الصحراء، رُغم ذلك فإنّ بعض الحركات الانفصاليّة تحاول التغلغل في الأوساط الشعبيّة داخل المناطق ذات الأغلبية الأمازيغيّة في الجزائر، من بينها حركة «الماك» المُطالبة بتقرير المصير لـ«منطقة القبائل» التي تشهد في السنوات الأخيرة زخمًا وانتشارًا تدريجيًّا في بعض الأوساط الشبابيّة والجامعيّة، ويقود الحركة فرحات مهنّي، المغنّي السابق والناشط السياسي المستقرّ في فرنسا الذي يلقى دعمًا من بعض الدوائر الفرنسية والإسرائيليّة، إذ كان مهنّي قد  زار إسرائيل سنة 2012 والتقى نائب رئيس «الكنيست» الإسرائيلي وصرّح للصحافة الاسرائيليّة بأنّ «البلدين (يقصد إسرائيل ومنطقة القبائل) يشتركان في نفس المسار، الفرق هو أن «إسرائيل» موجودة بالفعل». وأضاف مهني للصحيفة الاسرائيليّة: «النساء القبائليات لا ترتدين الحجاب، والقبائليون الذين يُقيمون في فرنسا لم يشتركوا في حملة تقنين الحجاب. القبائل أُعجِبوا سريعًا بالقيَم الفرنسيّة، من بينها الحريّة والعِلمانيّة» وختم مهنّي حواره بقوله: «الحريّة للقبائل، والخلود لإسرائيل». وقد أثار جدلاً واسعًا مؤخّرًا حين طالب سكّان «منطقة القبائل» بتشكيل ميليشيات مسلّحة للتصديّ وحماية أنفسهم من السلطة الجزائريّة التي يعتبرها استعماريّة.

لالة فاطمة نسومر.. ابنة الزاوية التي قادت المقاومة الجزائرية ضد الفرنسيين





La source directe

Le Maroc, un partenaire fiable pour atteindre l’objectif d’une migration réglementée à l’échelle mondiale (Ministère allemand des AE)

Le Maroc est un partenaire fiable pour atteindre l’objectif d’une migration réglementée à l’échelle mondiale, souligne, vendredi, le ministère fédéral allemand des Affaires étrangères.
«Avec le soutien du gouvernement allemand notamment, le Maroc œuvre pour instaurer une politique de migration et de l’asile conforme aux normes internationales. Le pays est par ailleurs un partenaire fiable pour atteindre l’objectif d’une migration réglementée à l’échelle mondiale », souligne le ministère allemand dans un communiqué rendu public sur son site internet à l’issue de la rencontre qui a eu lieu, jeudi à Berlin, entre le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita et son homologue allemand Heiko Maas.

Le communiqué rappelle que l’Allemagne et le Maroc se partagent depuis 2017 la présidence du Forum mondial sur la migration et le développement qui aura lieu début décembre à Marrakech. Il rappelle également que le Maroc accueillera les 10 et 11 décembre le sommet consacré à l’adoption du Pacte mondial sur les migrations.

Évoquant les entretiens entre les deux ministres, la même source note qu’il a été question «d’intensifier encore à l’avenir les relations politiques constructives entre l’Allemagne et le Maroc ».

Les deux ministres se sont concertés étroitement au sujet des migrations et se sont penchés en particulier sur les réformes politiques et économiques au Maroc, ainsi que sur la coopération au développement, relève le communiqué, précisant que les axes prioritaires de la coopération au développement germano-marocaine sont le développement économique durable, les énergies renouvelables et l’approvisionnement en eau.

Lors des consultations intergouvernementales en octobre dernier, Berlin a assuré Rabat d’un soutien à hauteur de 151,7 millions d’euros, ajoute la même source.

S’agissant, par ailleurs, de la question du sahara, le communiqué précise que l’Allemagne « soutient expressément » les efforts de l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara, l’ancien président fédéral Horst Köhler.



La source directe

After the caliphate: What next for IS?

Image copyright
AFP

Image caption

Iraqi government forces recaptured the city of Mosul in July 2017

A US-backed alliance of Syrian Kurdish and Arab fighters is closing in on the last pocket of territory in eastern Syria controlled by the jihadist group Islamic State (IS).

Four years ago, IS militants overran large swathes of Syria and neighbouring Iraq, proclaimed the creation of a « caliphate », and imposed their brutal rule on almost eight million people. Now, they control only about 1% of the territory they once had.

However, the US military has warned that while the jihadists are « in the final throes of their evil ambitions » they are « not yet defeated« .

Between 1,500 and 2,000 militants are estimated to be holed up inside the area around the Syrian town of Hajin, in the Middle Euphrates River Valley, where the US says it has witnessed some of the most intense fighting in more than a year.

How IS lost its caliphate

The military campaign to push IS out of Iraq and Syria has been bloody, with thousands of lives lost and millions of people forced to flee their homes.

In Syria, troops loyal to President Bashar al-Assad have battled the jihadist group with the help of Russian air strikes and Iran-backed militiamen. A US-led multinational coalition has meanwhile supported the Kurdish-dominated Syrian Democratic Forces (SDF) alliance and some rebel factions.

In Iraq, security forces have been backed by both the US-led coalition and a paramilitary force dominated by Iran-backed militias, the Popular Mobilisation.

The US-led coalition, which included forces from Australia, Bahrain, France, Jordan, the Netherlands, Saudi Arabia, Turkey, United Arab Emirates and the UK, began launching air strikes against IS targets in Iraq in August 2014. The coalition’s Syrian air campaign began a month later.

Since then aircraft deployed as part of the coalition’s Operation Inherent Resolve have carried out more than 13,400 air strikes in Iraq and more than 16,100 in Syria.

Russia is not part of the coalition, but its jets began air strikes against what it called « terrorists » in Syria in September 2015 to bolster the government of President Assad.

The Russian defence ministry reported in August 2018 that its forces had flown 39,000 sorties in Syria since 2015, destroying 121,000 « terrorist targets » and killing more than 5,200 members of IS.

Key cities were recaptured

Early progress in the US-led coalition’s campaign against IS included the recapture of the city of Ramadi, the capital of Anbar province in Iraq, by Iraqi pro-government forces in December 2015.

Image copyright
Getty Images

Image caption

The US-backed Syrian Democratic Forces alliance has driven IS out of north-eastern Syria

The recapture of Iraq’s second city of Mosul in July 2017 was seen as a major breakthrough for the coalition, but the 10-month battle left thousands of civilians dead and saw more than 800,000 others forced to flee their homes in the city.

In October 2017, the city of Raqqa, so-called capital of the self-styled « caliphate », was re-taken by the SDF with coalition air support, ending three years of rule in the city by IS.

After four months of fighting, thousands of IS soldiers were allowed to leave the city under a deal arranged locally with Syrian officials, but with the knowledge of the Syrian Democratic Forces, an alliance of Kurdish and Arab fighters and the US-led coalition.

The following month, the Syrian army regained full control of the eastern city of Deir al-Zour, and Iraqi forces retook the key border town of al-Qaim.

Many thousands have been killed

Exact numbers of the casualties for the war against IS are not available.

The Syrian Observatory for Human Rights, a UK-based monitoring group, has documented the deaths of 364,792 people, including 110,687 civilians, in Syria since the country’s civil war began in 2011.

The UN says at least 30,839 civilians have been killed in acts of terrorism, violence and armed conflict since 2014. But Iraq Body Count, an organisation run by academics and peace activists, put the civilian death toll at more than 70,000.

How IS emerged and spread

The jihadists exploited chaos and divisions within both Syria and Iraq.

IS grew out of al-Qaeda in Iraq, which was formed by Sunni Arab militants after the US-led invasion in 2003 and became a major force in the country’s insurgency.

In 2011, the group – now known as Islamic State in Iraq (ISI) – joined the rebellion against President Assad in Syria, where it found a safe haven and easy access to weapons.

At the same time, it took advantage of the withdrawal of US troops from Iraq, as well as widespread Sunni anger at the sectarian policies of the country’s Shia-led government.

In 2013, ISI began seizing control of territory in Syria and changed its name to Islamic State in Iraq and the Levant (Isis or Isil).

The following year, Isis overran large swathes of northern and western Iraq, proclaimed the creation of a « caliphate », and became known as « Islamic State ».

A subsequent advance into areas controlled by Iraq’s Kurdish minority, and the killing or enslaving of thousands of members of the Yazidi religious group, prompted the US-led coalition to begin air strikes on IS positions in Iraq in August 2014.

Millions of refugees have fled

At least 6.6 million Syrians have been internally displaced, while another 5.6 million have fled abroad – more than 3.5 million of them have sought refuge in Turkey, and almost one million in Lebanon and almost 700,000 in Jordan.

Many Syrians have sought asylum in Europe, with Germany taking the greatest number.

In Iraq, the number of displaced people has fallen below 2 million for the first time since December 2013.

By September 2018 the International Organization for Migration estimated nearly four million people had returned home.

But the UN reports that a lack of jobs and destruction of property and limited access to services are still preventing many people from returning to their homes.

Image copyright
Getty Images

Image caption

Some Syrian refugees from areas previously held by IS have sought asylum in Europe

What next for IS?

One recent US report said there were still as many 14,000 IS militants in Syria and as many as 17,100 militants in Iraq, where they no longer fully control any territory.

UN experts meanwhile estimate that there are between 3,000 and 4,000 IS militants in Libya and about 4,000 in Afghanistan. The group also has a presence in South-East Asia, West Africa, Egypt’s Sinai peninsula, Yemen, Somalia and the Sahel.

In Iraq and Syria many militants have shifted tactics and returned to their insurgent roots, carrying out bombings, assassinations and kidnappings while attempting to rebuild their networks.

Individuals inspired by the group’s ideology continue to carry out attacks in Europe and elsewhere.

The New York-based strategic intelligence group the Soufan Center carried out a study in October 2017 which estimated that about 5,600 IS fighters had returned home to 33 countries around the world.

The greatest number, about 900, had returned to Turkey. About 1,200 had returned to the European Union – including 425 to the UK, and about 300 each to Germany and France.

Hundreds of other foreign fighters are being held by the SDF in Kurdish-controlled north-eastern Syria. The US has called other countries to take back their own nationals for prosecution.



La source directe